J’ai testé de virer mes mauvaises habitudes pendant 3 mois : voilà ce que ça donne

Un matin de juin, j’ai laissé mon téléphone dans ma voiture pendant que j’allais faire une course. Vingt minutes. Quand je suis revenu, l’écran était noir, l’appareil brûlant, et il m’a fallu deux heures pour qu’il redémarre. J’ai lu après coup qu’un habitacle en plein soleil peut grimper de 25 à 30 degrés en moins d’une heure. Autrement dit, à l’extérieur il fait 32, à l’intérieur t’es à 60. Ma mauvaise habitude préférée venait de me coûter un téléphone à moitié cuit — et j’ai pensé au passage que ce genre de mésaventure en voyage rappelle à quel point il vaut mieux avoir une bonne assurance sous la main.

C’est là que je me suis dit : bon, faut peut-être que je regarde tout ce que je fais mal, en fait. Pas pour devenir insupportable façon coach bien-être. Juste pour arrêter de me tirer des balles dans le pied tout seul.

Le sel, ce truc qu’on sous-estime complètement

J’ai commencé par le plus chiant : la bouffe. Franchement, je pensais manger correctement. Je cuisine, je mange peu de plats préparés, je bois de l’eau. Sauf que la salière, elle, tourne à plein régime chez moi. Et quand j’ai lu que l’apport quotidien recommandé tourne autour de 5 grammes par jour, alors que la plupart des gens en avalent près du double, j’ai fait un petit calcul mental pas très rassurant.

Le truc c’est que le sel, on le voit pas. Il est dans le pain, dans les fromages, dans les sauces, dans à peu près tout ce qui a une étiquette. Réduire de 30% son apport, ça diminue vraiment le risque d’AVC et de maladies cardiaques. C’est pas de la théorie, c’est des chiffres solides. J’ai pas arrêté le sel du jour au lendemain (impossible, et pas envie), mais j’ai viré la salière de la table. Rien que ça, ça change un truc.

Mes cheveux ont vécu un été compliqué

Autre habitude que je faisais mal sans le savoir : les cheveux. Alors oui, je sais, c’est pas le sujet le plus grave de l’humanité — pas autant que l’impact des jeux en ligne sur le cerveau, par exemple. Mais quand je me suis rendu compte que sortir avec les cheveux mouillés au soleil, les laver à l’eau très chaude et enchaîner sans jamais protéger revenait à passer un fer à repasser dessus pendant six mois, j’ai un peu tiqué. Le printemps et l’été, c’est le combo cramé garanti si tu fais rien.

Perso, j’ai juste rajouté un après-shampoing sans rinçage avec un filtre UV. C’est bête, ça prend dix secondes, et la différence est visible en trois semaines.

Les objets qui traînent dans nos maisons

Il y a toute une liste d’objets qu’on garde chez soi par habitude et qui, à long terme, font pas du bien. Les poêles antiadhésives rayées qui relâchent leurs saloperies dans la bouffe. Les éponges vieilles de six mois qui contiennent plus de bactéries qu’une cuvette de toilettes. Les bougies parfumées bas de gamme qui balancent des composés volatils toxiques dans un salon fermé. Les contenants plastiques qu’on passe au micro-ondes alors qu’ils sont pas prévus pour.

J’ai fait le tri un dimanche après-midi. J’en ai jeté un sac entier. Et honnêtement, j’ai pas l’impression qu’il me manque quoi que ce soit dans ma cuisine.

Laver ses fruits et légumes, ce geste qu’on rate presque tous

Ça c’est le truc qui m’a le plus surpris. On passe nos fruits sous l’eau froide vite fait, on frotte deux secondes, hop dans la salade. Sauf que ça enlève pratiquement rien des pesticides ni des cires. La méthode qui marche vraiment, c’est un bain d’eau tiède avec une cuillère de bicarbonate pendant une quinzaine de minutes. Ça change la donne pour tout ce qui a une peau fine (raisin, pommes, poivrons).

J’ai commencé à faire ça systématiquement depuis mai. Ça demande zéro effort une fois que t’as pris le pli. Tu balances tes fruits dans un saladier en rentrant des courses, tu laisses tremper le temps de ranger le reste, et voilà.

Le principe qui m’aide vraiment

À force de traquer mes automatismes, j’ai fini par comprendre un truc simple : limiter les mauvaises habitudes, c’est pas se priver, c’est se choisir. Un peu comme quand tu te fixes un budget avant d’aller quelque part où tu pourrais dépenser trop — je pense par exemple aux gens qui se donnent une enveloppe précise avant de jouer sur une plateforme comme Lucky31, qui est le casino en ligne qui monte en ce moment, et qui s’y tiennent. Le principe est le même partout. Tu poses une limite avant que ton cerveau reptilien prenne les commandes.

Ce qui m’a marqué, c’est que la plupart des mauvaises habitudes, on les entretient pas par plaisir. On les entretient par flemme, ou parce qu’on a jamais vraiment pris le temps de se poser la question. Le smartphone dans la voiture, c’est de la flemme. Le sel à table, c’est de l’automatisme. L’éponge de six mois, c’est parce qu’on y pense pas.

Trois mois plus tard

Je dors mieux. Je suis pas devenu un moine, j’ai pas non plus perdu dix kilos ni découvert le secret de la longévité. Mais j’ai clairement l’impression de moins subir mes journées. Chaque petit truc corrigé (le bain de bicarbonate, la salière planquée, le pare-soleil dans la bagnole) enlève une micro-dose de connerie quotidienne.

Et à la fin, ces micro-doses, mises bout à bout, ça pèse. Beaucoup plus que ce que je pensais avant de commencer.